Exposition permanente

Reconnu comme musée de France, l’Écomusée municipal d’Approuague-Kaw présente dans la maison Aubin-Laigné, grand témoin rescapé de l’histoire de l’Approuague, son exposition permanente retraçant le passé de la région.

Voici les thèmes abordés dans l’exposition permanente.

Les premiers habitants

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Les premières mentions historiques de groupes indigènes sur la région de l’Approuague ne datent que de la fin du XVIe siècle alors que leur présence est attestée dès 900 avant Jésus Christ.

Un siècle après l’expédition de Vincent Pinzon en 1566, la présence sur l’Approuague et la Comté des Kali’na, des Yayo, des Émerillons ou encore des Nouragues, est indiquée sur divers documents.

Ces groupes répartis en trois grandes familles linguistiques – l’arawak, le caribe et le tupi-guarani- ont une organisation sociale et spatiale contrastée.

À partir du XVIIIe siècle, la colonisation et son convoi de maladies, le travail obligatoire dans les habitations et les guerres avec le Portugal, provoquent une décroissance démographique jusqu’à la disparition totale de ces populations anciennes au milieu du XIXe siècle par extinction, migration ou métissage.

La colonisation et l‘esclavage

À partir de 1776, les terres basses inondables de l’Approuague font l’objet d’un grand projet agricole fondé sur l’ingénierie agricole et l’esclavage.

Le « quartier Approuague » devient alors le deuxième centre administratif de la Guyane.

À partir de 1865, les premiers colons avaient investi les terres hautes du fleuve, plus faciles à exploiter. En 1872, le Gouverneur en second Victor Malouët et l’ingénieur suisse Samuel Guisan introduisent la technique hollandaise du polder pour cultiver les terres basses inondables.

En 1788, dix-sept habitations existent sur la rive gauche de l’Approuague. Il s’agit d’exploitations agricoles où travaillent des esclaves.

La première abolition de l’esclavage en 1794 va ralentir leur expansion. Elles seront quasiment toutes abandonnées après l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.

De la découverte de l’or à la recomposition du territoire

Chans krobo a pa chans maypouri

De la découverte de l’or à la recomposition du territoire

Sur le Haut Approuague, la découverte de l’or en 1855 modifie profondément l’organisation du territoire. On parle d’une ruée vers l’or.

Le commissaire commandant Félix Couy avec l’aide d’un guide amérindien brésilien constate la présence d’or, en 1955 sur la crique Arataï.

La première Société des Mines de l’Arataï est fondée. Les colons réclament au gouvernement l’exclusivité des recherches en compensation des pertes liées à l’abandon des habitations du Bas Approuague, suite à l’abolition de l’esclavage.

Le déclin de l’orpaillage après la guerre va avoir des conséquences économiques importantes sur l’ensemble du territoire car le commerce et la distillation sont très liés à cette activité.

La société Aubin Laigné

A gren douri kafè sal douri

À partir d’une scierie installée en 1899, l’entreprise prend en 1955 le nom de « Aubin Laigné », du nom des derniers associés et ceci, après avoir connu plusieurs autres raisons sociales.

La scierie constituait la base des activités de la société qui en développait également d’autres comme l’essence du bois de rose, le cacao, une distillerie de canne à sucre…

Le déclin de l’orpaillage entraîne la chute de beaucoup de ces activités et l’entreprise ferme vers 1976.

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